Lucie Virey pose ses valises sur le domaine viticole familial de Balnot-sur-Laignes. 

Lucie Virey — six ans en Australie pour revenir faire du champagne à Balnot-sur-Laignes

Il y a des héritages qu’on accepte tout de suite. Et d’autres qu’on accepte après un détour par Melbourne.

Après une maîtrise d’administration économique et sociale et une année de marketing stratégique, Lucie Virey démarre sa carrière au Comice agricole de l’Aube — événements agricoles, route du champagne, marchés. Le monde viticole aubois, elle le connaît depuis le début. Mais ce n’est pas encore le sien.

Elle démissionne, prend un visa vacances-travail et part en Australie. Le périple durera six ans. Melbourne d’abord, la langue à apprivoiser, puis les vignobles australiens — une autre façon de faire du vin, dans un autre hémisphère.

En 2019, elle rentre. Sa mère Marie-Louise, vigneronne depuis les années 80, lui passe les clés du domaine familial de 5 hectares à Balnot-sur-Laignes, sur la Côte des Bar. Lucie reprend la marque que sa mère a créée — Champagne Louise Virey — et continue.

Ce qui est intéressant dans ce parcours ce n’est pas l’exotisme du détour australien. C’est le retour. Revenir dans un village de la Côte des Bar après six ans à l’autre bout du monde, reprendre des vignes, continuer une histoire familiale — ça demande quelque chose que le marketing stratégique n’enseigne pas.

Depuis son retour, Lucie n’a pas chômé — Groupement de développement viticole, Union locale de Balnot-sur-Laignes, secrétaire puis déléguée MSA, vice-présidente Aube de la Commission des viticultrices de Champagne, élue à la Chambre d’agriculture, présidente de l’association Terres et Vignes.

Le champagne, c’est une chose. Le reste, c’est une autre histoire — celle d’une femme qui a choisi de s’investir dans un territoire qu’elle aurait pu quitter définitivement.

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